Tandis que Jo mourait, Marine valsait.

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Jo is gone ! En ce printemps pluvieux de referendum sur la sortie de l’Europe (Brexit), la députée Britannique travailliste Jo Cox a été sauvagement assassinée jeudi par un soi-disant déséquilibré dans le West Yorkshire. Il aurait crié « Britain first ! ».  Une partie de la presse peine encore à qualifier l’assassin abonné aux revues néo-nazies d’être un sympathisant de l’extrême droite. Le terrorisme n’aurait-il qu’une couleur de peau ? La victime de 41 ans, mère de deux enfants, militait depuis longtemps contre le racisme, pour la tolérance et l’accueil des réfugiés. Elle a payé de sa vie son engagement pour le maintien du Royaume-Uni en Europe. La campagne enragée et hystérique des partisans du non a donc bien produit ses effets. Pendant ce temps Marine Le Pen, invitée par le parti d’extrême droite autrichien FPO à ENL (Groupe Europe des nations et des libertés), réagissait à sa manière depuis Vienne en qualifiant ainsi cet assassinat : « Je trouverais pour le moins malvenu et indécent d’utiliser cet événement de dramatique pour pousser ses idées. ».Pas un mot de compassion pour la famille de la défunte à notre connaissance.* Elle milite pour une Europe à la carte, une Europe des nations… Au Danemark, aux Pays-Bas, en France et ailleurs, d’autres attendent leur heure. Je suis bien conscient de l’écart grandissant entre les élites bruxelloises et les laissés-pour-compte des politiques gouvernementales menées sur le continent. Et du nivellement par le bas des droits sociaux…L’impunité persistante des évasions fiscales accompagnées par des acteurs plus que douteux comme monsieur Juncker est évidente. La répression accrue sur les lanceurs d’alerte ne fait pas de doute non plus. Toutefois, bien qu’ayant à l’époque appelé à voter non à la constitution sans regret, je ressens désormais le repli identitaire et nationaliste comme un danger imminent. L’érection de murs aux frontières face à l’arrivée des réfugiés de guerre… Un avant-goût de ce qui nous attend nous a été fourni par le spectacle d’un hooliganisme déchaîné pour l’Euro de foot à Marseille. Croire que les supporters extrémistes russes étaient les seuls à vouloir en découdre serait un leurre…Cette volonté de reporter sur l’autre la frustration et la haine se répand comme un venin…Her name was Jo, don’t forget it !

 

* http://www.leparisien.fr/politique/marine-le-pen-reve-deja-de-frexit-18-06-2016-5895099.php

 

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2 commentaires pour Tandis que Jo mourait, Marine valsait.

  1. lacaufeu dit :

    On peut donc mourir partout pour des idées en Europe comme ailleurs…
    Merci pour votre commentaire.

  2. Ce n’est pas que j’aime ! mais je n’ai pas d’autre moyend’exprimer que votre article est bienvenu dans ce climat délétère…

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