Oblivion.

Roxana Fontan

J’oublie

Quand le monde nous vend

Des arbres qui dorment sous les rails

Les signes dispersés dans l’attente

Des lieux travestis en rêve

Pour le carnaval des sentiments

Si les yeux glissent sur la mer

Près du rocher des cœurs

Un chien pleure en silence

La ligne perdue d’une caresse

Que les mots d’un violon ravivent

Embrasse la pluie sur la bouche

Prend les sons dans tes bras

Et les bas filent entre les gouttes

Du dessin d’un corps éphémère

Qui danse encore sous un regard

Sur la musique d’Astor

J’oublie…

 

 

Oblivion : tango argentin Astor Piazzola/ Horacio Ferrer (1982)

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