Pleurer le chanteur.

Michel Delpech

Chez Laurette, c’était nos quinze ans…On s’y mettait pour voir passer les filles et j’en connais qui nous plaisaient beaucoup. Pour un flirt avec toi sur les hauteurs de Pontoise, j’aurais fait n’importe quoi…Rimbaud chanterait les bras en croix, et Dieu que Marianne était jolie quand elle marchait dans les rues de Paris ! Même sans l’amour en wagon-lits, tu me fais toujours planer. Je pense à toi. Si c’est fichu entre nous, la vie continue malgré tout. Mais il est fatigué le Prince Charmant… Voilà pourquoi ce lundi-là je m’en irai. Au loin j’aperçois les oies sauvages, elles sont arrivées au-dessus de l’île de Wight et volent vers la Méditerranée. Vu d’avion, c’est comme un soleil dans le gris du ciel, qui chasse les nuages de ma mémoire, et viva Donovan! Ma pauvre Cécile, ça ne me gêne pas de marcher dans la boue ! Je pars loin d’ici en passant par le Loir-et-Cher. Je suis le roi de rien….

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6 commentaires pour Pleurer le chanteur.

  1. Alain dit :

    Très beau. La mélancolie du texte n’est pas de trop!

  2. fatizo dit :

    Merci Lacaufeu pour ce bel hommage.
    Le roi de rien, superbe chanson.
    Bonne journée Lacaufeu

  3. Mon Laurette à moi s’appelait le café du beffroi et puis toute ma vie s’est calquée sur ses chansons, les divorcés etc….
    Je suis peinée ce matin de voir partir un pan de ma vie qu’il a accompagnée.
    Bon dimanche.

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