La figue de novembre.

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Regarde la figue et n’oublie pas le fruit qui dort sur la branche…La chaleur trompeuse voudrait faire croire qu’il n’y a pas de froid et qu’il n’y en aura plus…Tu sais bien au fond que les retours saisonniers glacent aussi les veines. Bien des paroles dorment mal dans les frigos géants . Elles n’atteignent que très rarement leur but…Partout les bruits de guerre enterrent les chants de villes détruites …Observe les dessins d’enfants qui habillent les bureaux, ils réinventent sans cesse le monde avec des arbres et des fleurs ..Vite trouver un endroit pour ranger les rêves, les vrais, pas les réchauffés! Rayons submergés de biens . Des ours malades mangent des boîtes qui peuplent les têtes de gondoles. Plus loin des êtres humains nagent en rond dans le bouillon et décrivent des cercles qui coulent à leur tour . En file pareil à des canards, les tableaux des musées flottent aussi. Ils remontent notre mémoire liquide pour nous dire quelquechose… La raison migre trop rapidement! Par des ouvertures béantes se vident nos esprits qui ne peuvent plus retenir ce que nous savions. La noyade prend du temps. Une pompe sidérale nous réduirait mieux qu’un balai numérique. Tous cherchent des phrases à mettre sur les murs comme des figues dans un pannier. Sur le réseau le meilleur couche avec le pire. Ce pire qui demain deviendrait la norme…Alors n’oublie pas, regarde la figue.

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