Plages d’enfance.

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Nous sommes encore perdus dans l’infinie saison d’enfance. Comme à chaque fois des images rayées  collent aux étiquettes souvenirs…Ce banc de sable rempli de songes aérés…Poésie du râteau, la pelle se meurt de ne pouvoir changer la donne. Vie déroulante qui sourit à la musique martienne sortie du transistor… C’est l’heure jaune du réveil parasol… Un nageur d’étoiles boit du  bleu quand le soleil fond à l’horizon. Poussières de vies et glissades indolores. La dune mangerait l’espace d’une ride comme un goûter oublié. Tombant du sac l’histoire du vent se raconte sous la pluie… Ne plus voir l’irritation des yeux, la même que sous l’oreiller. La bouée du sommeil nous ramène toujours près de la plage. Une planche désertée clame son innocence et regrette la vague solitude. Elle est toute retournée, son cœur serré flotte en vain. L’amère vacance de l’esprit marin sautille dans les flaques éparses.  Combien de profils déformés carillonnent et réclament la sortie afin de ne plus se voir tels qu’ils sont devenus… A la première marée la lune déteint à son tour malgré la soupe de prières. Les corps baignent les pleurs des nouveaux nés. Revivre ces instants d’éternité où le ciel s’ouvre en deux et invite l’horizon pour une danse. La piste  plein-air du monde offerte à tous. Mieux qu’en photo.

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