Manège d’un soir.

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Un sourire de pleine lune perd la face et nul ne s’en émeut …Le manège de la mémoire fait plus d’un tour mais ne croit pas tout à fait à son histoire. Les obsessions d’enfance jouent dans la cour et comptent les heures oubliées. Qui reconnaîtra son visage ? Le sien, le tien, le mien… Ce mur des années défie les films que nous nous faisions…
Des princes donnent la main à des singes qui mangent des ballons. Quelques mers bleues flottent dans l’espace et une chorale de mouettes s’annonce. Ailleurs des chiens maquillés ouvrent des portes imaginaires …Les réseaux instables glissent sur des boîtes à musique . Nous voulions du chaud et la langue lèche l’écran comme s’il allait fondre  . La voix du rire ne ressemble plus qu’à une blague épuisée par des tubes infinis… Cache-cache avec le courant d’air. Donnez-nous vite l’adresse du vent !  Le sentiment de la machine pénètre en nous, sans dire à qui nous parlons. Il est temps de flinguer l’absurde, ce miroir déformant. Les peines secouent les songes au milieu des fournaises et des orages. Le répit d’une larme éblouie qui se voulait caresse. Nous nous échappons à nous-même. D’autres ont pris notre place à leur insu. Combien de motifs déguisés sur les parois de l’âme des bambins ? On peut crier à l’abandon. Petit nous t’entendons encore, parfois nous t’écoutons. Un sourire de lune plein de croissants. Regarde si tu peux.

 

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