Les 4 derniers films que j’ai vu.

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Maria Altmann, une octogénaire excentrique, confie au jeune avocat Randol Schoenberg une mission des plus incroyables : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche. Ce tableau appartiendrait à la famille de la vieille dame et aurait été volé par les nazis. D’abord sceptique, Randol se laisse convaincre quand elle lui raconte sa jeunesse gâchée par l’invasion nazie, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’est pas prête à laisser partir sa Joconde. Maria décide d’intenter un procès au gouvernement autrichien…

Bien aimé ce film, et surtout la prestation d’Helen Mirren. Dommage que la mise en scène soit un peu trop classique.

Voici la critique d’un spectateur sur Allociné:

« Le film vaut surtout pour l’incroyable prestation d’Helen Mirren au sommet de son art. Qu’elle plaisir de voir cette grande dame du cinéma et du theatre s’approprier ce personnage, utiliser toutes les ficelles de son talent et parler un anglais parfait avec un accent allemand qui subjugue le spectateur dès qu’elle apparaît. Dommage que la mise en scène ne soit pas à la hauteur de son jeu et que les facilités de scénario et les séquences déjà vu et revu lourdes de sens, les flashbacks pas toujours utiles, parasite notre plaisir. Belle présence de Ryan Reynolds qui a le mérite de ne pas démériter face à ce monstre sacré. »

Ma note: 14/ 20

2- La Isla Minima.

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L’Espagne post-franquiste des années 1980. Pedro est un policier progressiste, un parfait démocrate pétri d’idéaux. Juan, son collègue au comportement violent, est un ancien policier du régime fasciste, au passé trouble. Les deux hommes, malgré leurs différences, vont devoir travailler ensemble sur une affaire de meurtre. Ils se rendent en Andalousie où deux adolescentes, considérées comme « faciles », ont été sauvagement assassinées. Alors que la région connaît des violences sociales dues à des révoltes d’ouvriers, les deux policiers vont devoir affronter une situation tendue et tenter de découvrir la vérité au sein d’une société machiste…

Notre ami Alea Jacta Est nous avait dit le plus grand bien de ce film espagnol cet hiver, mais je crois qu’il était encore en dessous de la vérité. « La Isla Minima » est un grand polar, du niveau des meilleurs américains.

Voici la critique d’un spectateur sur Allociné:

« Il y a des films policiers qui se plaisent à manipuler le spectateur, multipliant le rebondissements et les fausses pistes. La Isla mimina préfère nous rappeler ce qui fait le cœur du genre : l’ambiance. Partant d’une histoire somme toute classique de disparition se révélant être un double assassinat, le réalisateur nous plonge dans une Espagne se relevant tout juste du franquisme, au sein d’un petit village d’Andalousie cernés par les marais. Dès les premières minutes on se sent saisi par la moiteur pesante régnant sur les lieux. Il y a les regards, insistants, parfois, souvent fuyants, les secrets, ceux du passés enterrés par la mort de Franco, ceux liés au petits trafiques auxquels certains membres de la communauté s’adonnent, et les autres, il y a la suspicion, également, et surtout l’impression de ne pas toujours être le bienvenu et qu’on ne pressera pas pour venir en aide, pas évident, il faut dire, d’enquêter sur la disparition de deux jeunes filles à la réputation facile dans une société où les femmes n’ont pas encore leur place. Autant de sentiments que le spectateur est amené à partager avec les héros, deux policiers débarqués de la ville pour tirer cette affaire au clair. Le plus jeune est un démocrate, affecté là en guise de représailles après sa critique publique d’un ponte de l’armée, le plus vieux, un petit côté roublard, a fait sa carrière sous la dictature. Ils ont en commun cette soif de vérité qui les poussent à avancer en milieu hostile. On les suit, comme un troisième membre de l’équipe, se laissant happer par une histoire débitée d’un bout à l’autre sans superflu ni baisse de régime, de la maîtrise, seulement. On se laisse à penser aux grandes réalisations étasuniennes du genre, mais c’est bien d’Espagne que nous viens cette bonne surprise. Un des films de l’été à n’en pas douter !  »

Ma note: 17/20

3-  « La rage au ventre »

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Champion du monde de boxe, Billy Hope mène une existence fastueuse avec sa superbe femme et sa fille qu’il aime plus que tout. Lorsque sa femme est tuée, son monde s’écroule, jusqu’à perdre sa maison et sa fortune. Pire, la garde de sa fille lui est retirée, la justice estimant son comportement incompatible avec son rôle de père. Au plus bas, il trouve une aide précieuse en la personne de Tick Willis, un ancien boxeur avec lequel il reprend l’entrainement. Billy va devoir se battre pour trouver la voie de la rédemption et regagner ainsi la garde de sa fille.

Je suis allé voir ce film sans trop me faire d’illusions. C’est d’ailleurs quelques bonnes critiques qui m’ont convaincu d’y aller. Et au final, malgré quelques scènes un peu trop faciles, je n’ai pas regretté mon choix.

Voici la critique d’un spectateur sur Allociné:

« Un film de plus sur la boxe ? Certes. Mais pas uniquement … La réalisation d’Antoine Fuqua sert parfaitement le propos. La gloire, l’argent, l’amour et la descente vertigineuse d’un homme à qui tout souriait. En revanche, le scénario de Kurt Sutter étonne par sa banalité. Le montage particulièrement réussi, la photographie de Mauro Fiore et la bande-son d’Eminem (vu ma détestation du Rap , je ne peux partager cet avis), sont de grands point forts du film. Du casting tout entier se dégage une réelle émotion. Parfois déchirante. Rachel McAdams est absolument parfaite dans ce rôle d’épouse, avant de disparaître tout en restant essentielle pendant toute la durée du film. Le rôle tenu par l’excellent Forest Whitaker aurait mérité un traitement plus approfondi. Jake Gillenhall à la fois pugnace, désespéré, violent ou d’une attendrissante sincérité est remarquable, tant au niveau de son jeu que de son impressionnante transformation physique, dont Hollywood raffole. Aux côtés de la jeune Oona Laurence, l’acteur nous offre de très beaux moments. Tendresse, amour paternel et complicité recouvrée. Il excelle.  »

Ma note: 13/20

4 -« Nos Futurs ».

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Yann Kerbec est installé dans une vie de cadre bien rangé avec sa jeune épouse. Jusqu’au jour où il retrouve par hasard son ex-pote de lycée Thomas, resté scotché à son époque d’ado loser et qui cumule les petits boulots sans envergure. Lui n’a rien perdu de l’insouciance de leur jeunesse.

L’amitié, la mort, la famille, l’amour, voici les thèmes qui sont traités dans ce film au titre bien choisi, puisqu’il joue également sur le « no future » de la période punk de la fin des années 70.

Le principal reproche que je ferais à ce film, c’est son scénario bancal. Dommage car les personnages sont vraiment très attachants, et puis l’histoire est vraiment originale .

A noter aussi la remarquable distribution, que ce soit avec les deux personnages principaux comme pour les seconds rôles, avec notamment la pétillante Mélanie Bernier.

Voici la critique d’un spectateur sur Allociné:

« Ce film est une superbe surprise ! Le synopsis n’est pas ce que l’on croit, l’histoire pousse beaucoup plus loin qu’une fête à organiser avec leurs anciens camarades. Tout d’abord, les deux acteurs forment un très bon duo, entre un Pierre Rochefort un peu coincé dans sa vie et un Pio Marmai qui est resté bloqué à l’adolescence. On les suit dans leur grand voyage, entre retrouvailles, rigolade, surprise et tristesse. Le film est très entraînant, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Et la dernière partie du film prend une tournure auquel on ne s’attendait pas du tout, et nous fait un véritable choc. On est à la fois triste et heureux, nostalgique de notre propre passé et on en apprend beaucoup sur la vie. Un gros coup de cœur ! »

Ma note: 14/20

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3 commentaires pour Les 4 derniers films que j’ai vu.

  1. cestnabum dit :

    Fatizo

    Je n’ai vu que le second
    Je lui donne également une note remarquable. Ce film ne peut laisser indifférent sans tomber dans les facilités du cinéma américain
    Le décors est à la hauteur de la tension qui règne en cet endroit
    Les deux acteurs sont étonnants
    Oui, vraiment un grand film qui laisse le spectateur épuisé et ému

    • fatizo dit :

      Oui , ce film est vraiment remarquable . L’ambiance, la façon de nous montrer le post-franquisme, la réalisation, les acteurs.
      L’un des grands films de l’année.
      Bonne soirée CNabum

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