A propos d’angalères…

lgjmp72

Si vous n’êtes pas un fervent amateur des igloos, du froid et des engelures (que vous pouvez parfois appeler angelures), il vous faut être un sacré corniaud pour vous déplacer de votre villégiature relativement tempérée vers le pôle nord. Or, il est notoire que le bourdon n’étant pas un amateur d’angalères, ni un corniaud, préfère bourdonner dans nos vertes campagnes plutôt que d’aller se les briser dans les glaces.

Et je ferai de même ! Qu’elle dirait ma chatte.

Certes, et moi aussi, sauf si l’on me signifiait qu’un volcan allait demain érupter sous mon balcon, auquel cas je n’irais pourtant pas me réfugier au pôle nord, mais dans un autre endroit plus tempéré que mon antre. Pour conforter ma position, ainsi que celle du bourdon, l’on peut d’ailleurs mentionner qu’aucun commentateur biblique n’a affirmé que Noé, lorsque le déluge advint, conduisit son arche vers le nord polaire, certains affirmant même qu’il fit douze fois le tour de Galilée avant de se retrouver les pieds au sec – et vous pouvez noter, sans qu’il y ait de rapport évident avec cette histoire, que si un pôle, ou même deux, prennent le circonflexe sur le o, le polaire, qui, comme certains ours, dérive sur la même banquise, m’en prend point.

Bref, le bourdon, pour en revenir à lui, ressemble assez au bipède ayant peuplé Pompeï en 79, le Vésuve pourrait bien lui péter à la tronche, de Pompeï ou du bois de Chaville il est, de Pompeï ou du bois de Vincennes, il restera ! Non mais ! J’y suis ! J’y reste ! Comme aurait dit César s’il avait vécu jusque là !

Bon, disons le franco, comme l’auraient dit naguère les espagnols, je ne regrette en rien cette attitude du bourdon qui, par compassion pour mes fleurs, persiste à les polliniser. Mais il faut quand même dire que… En s’obstinant ainsi à faire prospérer mes géraniums alors qu’il semble être de plus en plus évident qu’un volcan va bientôt nous larguer ses cendres sur la tête, ne serait-il pas aussi crétin que moi, ma chatte et mes géraniums, se disant, faisons mine de rien, comme l’autruche et le crayon, et restons stoïquement sur place. A moins que, contrairement à moi, le bourdon ne soit un climatoscèptique.

En fait non ! Le bourdon n’est en rien climatoscèptique, il est simplement sédentaire et un peu fainéant, et même lorsque le bipède lui ampute son territoire de kilomètres en hectomètres, jusqu’à ce qu’il n’en subsiste plus qu’un mouchoir de poche, il s’accroche à sa parcelle de fleurs comme le kangourou à son désert, et tant pis s’il en crève. D’ailleurs, le bipède se fiche totalement de l’extinction des bourdons ou des kangourous, du moment qu’il continue à bousiller la planète uniquement pour son petit confort immédiat.

Et que le neveu ne vienne pas te chanter un hymne à la révolution cette nuit. Qu’elle conclurait ma chatte.

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A propos jean-michel plouchard

Photographe, infohraphiste, réalisateur, et nanar blogueur à ses heures. Et notoirement adepte du Plouc'art, que je suis loin d'avoir inventé.
Cet article a été publié dans L'écologie en râlant. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour A propos d’angalères…

  1. fatizo dit :

    Avec l’actualité du moment j’ai le sentiment qu’on a encore le bourdon pour un sacré bout de temps.
    Bonne soirée JMP

  2. cestnabum dit :

    Jean Michel

    Depuis la disparition du kangourou, j’ai des poches sous les nez d’avoir tant pleuré !
    Quant à celle du bourdon, elle me met le moral en berne

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