« Love and Mercy ». Retour sur Brian Wilson, le génie des Beach Boys.

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 Tout le monde connait les Beach Boys, ce groupe californien qui est resté célèbre pour avoir chanté les filles, la plage et le soleil. Mais ce serait leur faire injure que de résumer leur carrière à ces seules chansons légères.

Dans le film de Bill Polhad consacré à Brian Wilson, l’âme plus que tourmentée du groupe,  on passe très vite sur leurs débuts pour se consacrer principalement à la création de l’album Pet Sounds, considéré comme l’un des tous meilleurs albums de l’histoire du rock. Le film alterne en permanence entre cette période et les années 80, moment ou il va rencontrer le grand amour, celui qui va le sauver d’une mort certaine.

La réussite de « Love and Mercy », doit beaucoup aux allées et venues incessantes entre les années de création et celles de la reconstruction amoureuse. Ce qui aurait pu nuire à la fluidité de l’histoire devient un atout, une originalité qui surprend agréablement le spectateur.

Et puis cela permet de mieux comprendre la personnalité de Brian Wilson, de découvrir ce père violent et pervers qui l’a rendu schizophrène dans sa jeunesse, et qui continuait de l’humilier même lorsqu’il était devenu un star mondialement reconnue. On découvre alors que dans les années 80, un docteur tout aussi machiavélique que son père, profitait de sa fragilité mental pour avoir une emprise totale sur lui .

Ce film nous permet également de découvrir la saine émulation qu’il y avait entre les musiciens de cette époque,  que les Beach Boys n’hésitaient pas à s’inspirer des œuvres des Beatles, et inversement.

Par exemple, c’est après avoir écouter l’album « Rubber Soul » des Beatles que Brian Wilson décide de se lancer dans le projet fou de « Pet Sounds ». Par la suite George Martin, le producteur des Beatles,  dira que jamais « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band  » n’aurait vu le jour sans « Pet Sounds ». Quant à Paul Mc Cartney, il dira de la chanson « God Only Knows », qu’elle est  « la plus belle chanson d’amour jamais écrite ».

Au noter que les deux acteurs qui incarnent Brian Wilson réussissent d’excellentes performances.

 Paul Dano, semble tout droit venu des années 60, il est très convainquant en musicien angoissé qui semble à peine sorti de l’adolescence.

La partition de John Cusack, le Brian des années 80, est vraiment impressionnante . Il est émouvant et extrêmement touchant  dans ce rôle de névrosé amoureux . On comprend qu’une belle veuille le sortir des griffes d’un docteur démoniaque .

C’est également l’occasion de réentendre quelques unes des plus belles chansons de ce groupe mythique.

Lorsqu’on voit ce film on se pose également la question de savoir si Brian Wilson serait devenu ce génie s’il n’avait du subir la tyrannie de son père.

Mais « Love and Mercy » est aussi, et avant tout, une belle et grande histoire d’amour. Car en effet, que peut-il y avoir de plus beau que de se voir sauvé d’une mort certaine  par l’amour d’une femme ?

Le manque d’amour a probablement fait de lui un génie, et c’est ce même amour qui l’a sauvé de la mort tout en l’apaisant .

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