Lucinda Williams et « Down Where the Spirit Meets the Bone », un double album splendide.

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Trois ans après son dernier album, « Blessed », Lucinda Williams nous  revient avec un double album  » Down Where The Spirit Meets The Bone » .

Lucinda Williams est  née le 26 janvier 1953 à Lac Charles, en Louisiane. Sa musique est un mélange de blues, de rock, de folk et de country.

Après deux premiers albums à forte consonance country, et faites de nombreuses reprises, sortis en 1979 et 1980, Lucinda livre son premier disque purement personnel en 1988. Le suivant, « Sweet Old World » (1992), ne connait guère le succès malgré des compositions d’une qualité prodigieuse. 

Il faudra attendre l’album suivant, et 1998, pour que l’auteur-interprète rencontre enfin la reconnaissance du public et de la critique avec le brillantissime « Car Wheels on a Gravel Road ». Cet album obtiendra le Grammy Award du meilleur album folk contemporain en 1999. Il est sans doute l’un des sommets de l’histoire de la country music, est se doit d’être présent dans toute discothèque qui se respecte.

Depuis cette période Lucida Williams enchaîne les disques d’excellentes factures. On citera  « Essence » (2001), World Without Tears « 2003 », West (2007), Little Honey (2008) puis « Blessed » (2011).

Peu connue par chez nous, Lucinda Williams est adulée par les amateurs de country blues aux Etats-Unis.

Dans ce double album fort de 20 titres, on retrouve des musiciens comme  Tony Joe White, Pete Thomas & Davey Faragher (Elvis Costello), Stuart Mathis (Wallflowers), Ian Mclagan (Small Faces), Jacob Dylan …

Le disque alterne habilement les morceaux rock, blues et country. La bande son est de de toute beauté, avec des guitares saturées omniprésentes mais loin des longs solos ennuyeux et démonstratifs. Les arrangements des morceaux nous entraînent la ou l’on a envie d’aller, et bien souvent un peu plus loin. Ajoutons à l’ensemble la voix blessée et chaude de Lucinda, une voix si désabusée et émouvante.

Dès le premier morceau de ce double album, Lucinda met en musique un texte de son père, le poète Miller Williams.  C’est accompagné d’une simple guitare qu’elle interprète « Compassion ».

Lucinda Williams conclue les 20 morceaux de ce double par une magnifique reprise de la chanson « Magnolia », de J.J. Cale .

Ce « Down Where The Spirit Meets The Bone » s’inscrit dans la suite ce que fait Lucinda Williams depuis une bonne quinzaine d’années, et se situe sans aucun doute dans son top 5, voir mieux.

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2 commentaires pour Lucinda Williams et « Down Where the Spirit Meets the Bone », un double album splendide.

  1. cestnabum dit :

    Fatizo

    Que serait notre culture musicale et cinématographique sans vous ?

    Merci une fois encore

    • fatizo dit :

      A propos de cinéma, je n’ai rien vu qui me tentait depuis quelques semaines.
      Auriez-vous un film à me conseiller?
      Bonne soirée CNabum

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