La misère comme un virus.

Déjà on surprend la misère étoilée et la peur. Elles marchent de concert sur les boulevards usés. La collection de rires nerveux via les écrans débiles n’éclairera plus les illuminations….Ce rêve pourrit sur place et les saisons pleurent un automne débordé. Inondation des marchés, le taux du poireau est à la baisse. Etal de canons renversés sous des pommes de terre… Tout est à vendre même le sable du désert… Des chrysanthèmes errants préparent le business pour la prochaine fête. Feuille d’or pour mort en salade .Cette promenade affairée n’est plus qu’un musée à visiter pour des colonnes des spectres touristiques….Parfois  les Mendiants de Brueghel*  fuient le Louvre pour gratter quelques pièces… Mouchoirs et microbes ambiants dansent une gavotte planétaire. Une main touche une main, un doigt un doigt mais pour quel corps à corps ? Certains passants font la gueule, d’autres n’ont plus qu’elle à afficher. Sourire éventé comme cadeau soupir .Tendre son regard vers la bougie d’un souffle éteint … La misère comme un virus. Tour de passe-passe chez Babel. Les malédictions enfantent des vidéos mièvres et autres « posts » immatures sur des réseaux adultes. Perdre une dent ou des cheveux, c’est égal. La crainte de descendre d’un étage alors que nous sommes de plein pied. En plein dedans précisément. Autour des rangées d’arbres maquillés en pixels, la parade virtuelle se met en branle pour un tweet d’enfer qui lierait hier et demain. Un élan vertical qui chatouillerait le soleil qui s’en fout. Prière pour un astre qui brûle tout seul. Et des sapins verts de peur qui attendent leur tour ou la neige qui sait ?

 

 

*Les Mendiants est un tableau peint par Pieter  Brueghel  l’Ancien en 1568. Il est conservé au musée du Louvre à Paris.(Source Wikipedia)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Mendiants_(Brueghel)

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4 commentaires pour La misère comme un virus.

  1. cestnabum dit :

    Lacafeu

    Une fois encore je vais partager
    Je sors d’une maraude et ce billet fait écho en moi

  2. J’ai vu hier dans la ville voisines une entreprise d’électricté qui accrochait déjà les illuminations de noël, tu vois cette année avec la morosité ambiante, les personnes dans la détresse ou la misère j’aurais préféré qu’une décision collégiale mette fin à cette débauche de lumière qui nous coute « la peau des fesses ».
    Amitiés

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