Le maquis des mots.

Tristement banale cette feuille perdue…elle danse comme à chaque automne. Peindre les rythmes du vent sur du brouillard… Personne ne mangerait la tige de cette orpheline, dont les mains cherchent les poches dans les arbres dépourvus. Et le tableau de saison respire ce monde qui offre ses rousses couleurs …. Au milieu du chemin des années pianotées, une caresse des êtres qui aiment, qui s’aiment. Tenir en ces mains les champs infinis qui flottent sur la nappe. Garder les noix et mettre les cœurs dans un panier. Sans doute la peur du froid qui boufferait ce soleil ahuri. Tremblement d’un rai qui filme la vie et colore nos espoirs…N’être qu’une douce coquille habillée de plein. La buée souffle les bouches, assure la vitre. Nos yeux roulent en dedans afin de mieux voir et ressentir….Souvenir d’un parfum d’herbier. La trace subtile de l’enfance qui joue encore. Marelles enfuies de la terre jusqu’au ciel…compter les nuages sous l’averse relève de l’impossible. Des flèches vivantes pointent les hauteurs nues. Rampe du silence parlant le contraste comme langage humain. Choix bavard du désir de dire. Ce dernier décollerait avec une seule idée en tête, faire sourire le paysage inquiet.

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2 commentaires pour Le maquis des mots.

  1. cestnabum dit :

    Lacafeu

    Merci

    Une fois encore je partage.

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