Ecrire une valse.

Ecrire une valse pour un champ de légumes … alors des cordes joueraient une nappe de notes sur les  tracteurs… Triste est notre monde et les chants ne sont pas glorieux ! Le fracas des miroirs danse au pied des murs déglingués.  Combien de sacs ouverts gisent dans les têtes ? Les marionnettes voltigent dans l’espace éphémère. Toute la chamaillerie des phrases bouche nos oreilles. La colonie des absents de trop de tout fait pénitence, comme on nous l’avait dit à Prague…Plusieurs jouets numérisés devisent avec les sentiments… Ne tendez pas trop vite la main, sitôt elle serait remplie, équipée ou scannée. Des ronds dépourvus de premiers choix nagent dans le marché du néant. Une étiquette tremble à l’oreille d’un  visage. C’est l’enclos remuant des vies encerclées par les rails d’autoroutes. Terre à la découpe dans le lotissement  humain qui ne bronche pas. Le cours de l’instant étend son linge sur le fil d’un vieux film italien. Il a perdu son vent et sa beauté. Sa mémoire n’a plus d’empreintes. Déferlantes des émotions feintes. Les neurones maquillés défilent en file indienne sur la plage  numérisée, ils lèchent le plasma et dévorent parfois  les smartphones. Ecran total en magasin. Le geste requis, unique et définitif…On oublie la peau, les mots et les sourires.  On branche même les arbres et les chiens de bergers, c’est tout dire. Le troupeau ne cesse de geindre, il court après son âme qui s’enfuit en écho fragile. Ecrire une valse, si je pouvais…

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2 commentaires pour Ecrire une valse.

  1. lacaufeu dit :

    Bravo et merci Nabum,

    On entend naviguer la musique jusqu’ici…

  2. cestnabum dit :

    Lacafeu

    J’ai écrit une valse …

    Cadeau :

    Quand on a que le vent !

    Quand on a que le vent
    Pour aller de l’avant
    L’espace d’un instant
    Ou encore plus longtemps
    Quand on a que la voile
    Pour suivre une étoile
    Un rêve qu’on dévoile
    Au milieu de la toile

    Ami prends un refrain
    Et deviens son marin
    Frappe le tambourin
    Jusqu’au bout du chemin
    Ami prends des couplets
    Et ton ukulélé
    Fais toi marinier
    Pour nous faire chanter

    Quand on a qu’une chanson
    Pour brandir son blason
    L’espace d’un frisson
    Du petit moussaillon
    Quand on on a que l’espoir
    Pour voguer sur la Loire
    Rédiger des histoires
    Sur un bel écritoire

    Refrain

    Quand on a que des fables
    Pour taquiner le diable
    Et se faire aimable
    Quand elle est navigable
    Quand on a que ses mots
    Pour unique bateau
    Pour combattre les maux
    De tous les matelots

    Refrain

    Quand on a qu’un courant
    Pour remonter au temps
    Où c’étaient les marchands
    Qui étaient commandants
    Quand on a que nos quais
    Pour poser nos paquets
    De tous ces paltoquets
    Qu’il nous fallait livrer

    Refrain

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