Le fond du problème !

L’éclaircie ne viendra pas …

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Monsieur le Président, votre présidence est née sous une mauvaise étoile par un temps de chien. Votre élection fut, cela vous ne l’avez jamais compris, un immense malentendu. Vous pensiez benoîtement avoir été choisi quand c’est votre rival qui était rejeté. Adoubé sous le signe de l’exécration de l’autre, vous ne vous êtes pas rendu compte que les seaux d’eau qui s’abattaient sur votre tête, tout juste couronnée, n’étaient destinés qu’à vous remettre les idées en place et refroidir vos ardeurs.

Hélas, mille fois hélas, vous n’avez jamais compris le message du ciel. Vous étiez tout à votre bonheur et vous vous pensiez sur ce nuage qui, les éléments sont espiègles, n’arrêta jamais de se retourner contre vous. Votre cote de popularité se plut à suivre le mouvement et les gouttes. Toujours plus bas, toujours plus fort jusqu’à nous pourrir nos étés et briser ce qui nous restait encore d’espoir.

Mais dans votre bulle, Monsieur qui vous pensez si grand, vous n’avez rien compris du désespoir d’un pays. Votre enthousiasme n’a jamais été douché ; on se demande bien comment vous faites pour ne jamais ouvrir les yeux. Vos dernières gesticulations s’inscrivent dans ces mouvements inutiles et désordonnés. Votre grille de lecture du réel souffre singulièrement d’une incroyable myopie.

Monsieur le Président, puissiez-vous écouter les quelques remarques d’un pauvre bonimenteur qui se désespère de vous voir persévérer ainsi dans l’erreur et l’impuissance ! Tout est parti de cette formidable tirade où vous avez remporté le combat de boxe que vous meniez contre votre rival. Votre superbe syntagme : « Moi Président, réitéré dans une anaphore sublime, vous a placé en tête sur cet unique programme : « La Normalité ! »

Vos erreurs, vos mensonges, vos turpitudes, vos coups bas, vos magouilles et tout ce cortège habituel des agissements incontournables de votre joyeuse corporation vous ont placé dans une situation parfaitement nouvelle en cette cinquième République moribonde. Vous avez non seulement perdu la confiance du peuple, ce qui est arrivé à tous vos devanciers, mais en plus, vous avez perdu définitivement leur respect.

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Cette perte ne doit pas vous paraître d’importance car dans votre caste, vous avez l’habitude de ne pas respecter ces citoyens que vous méprisez tant. C’est pourtant une vague sans précédent d’irrespect qui marque votre présidence, qui la plombe à jamais quels que soient les résultats éventuels de vos récents soubresauts.

Cet irrespect est général, il touche toute les catégories de la population, à l’essentiel des sensibilités politiques, il vous fait passer partout et en tout lieu pour un pantin, un clown impuissant, un guignol sans importance. De Flamby au capitaine de pédalo, vous aviez dès votre intronisation, mis la farce dans l’engrenage qui vous conduit à cette crise de régime sans précédent.

Plus rien ne peut rattraper ce dérapage fatal pour vos couleurs mais aussi pour la représentation nationale. Les électeurs ont perdu toute envie d’accorder quitus à l’un des vôtres. Ils tournent également le dos à vos opposants. La déliquescence est générale, le nez rouge est désormais votre seul attribut, votre unique expression symbolique.

Tout est perdu, à commencer par l’honneur. Dans ces conditions, je ne vois qu’une mesure susceptible de laisser une place dans l’histoire : vous retirer en convoquant de nouveaux états généraux pour élaborer une nouvelle constitution. C’est l’ensemble du système qui a subit le cataclysme dont vous n’êtes que l’épiphénomène dérisoire.

S’il vous reste un peu de dignité, suivez la voie de la raison et faites cet ultime geste capable d’éviter le naufrage à un pays au bord de la crise de nerfs, des tentations les plus affreuses et de l’implosion civile. Laissez donc tomber vos oripeaux socialistes qui vous vont si mal, abandonnez cette pompe qui ne vous sied nullement, quittez au plus vite cette fonction que vous avez ridiculisée sans pour autant laisser la place à vos semblables.

Il est temps que le peuple retrouve le respect envers ceux qui se réclament, un moment donné, de sa représentation. Toutes les règles du jeu sont à repenser, il y va de la survie de notre nation. Profitez donc de cette ultime carte qui vous reste. Laissez tomber, je vous en prie … !

Franchement vôtre.

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Bonimenteur de Loire
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