L’anaphore des abysses…

 

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Une anaphore rhétorique consiste à commencer chaque phrase ou paragraphe d’un discours, ou chaque vers ou ensemble de vers d’un poème par le même mot ou par le même syntagme – un syntagme étant, en gros – un groupe de mots. Ainsi, lorsque vous commencez par exemple, tous vos paragraphes d’un discours par « Moi président… », vous êtes un anaphorique de la rhétorique, ce qui ne signifie pas nécessairement que vous êtes un mentor, ou un menteur, mais il se peut parfois. Ni que vous êtes un bon poète, ou que vous serez un bon président.

T’avais écrit « nique » au lieu de « ni que ». Qu’elle dit ma chatte.

En effet, je m’avion trompé de falcon. Quoi que… Il sera bon de se rappeler la prochaine fois que nous élirons un anaphorique de la poilitique, qu’il est généralement un gros menteur. Ce qui était déjà le cas de Filou 1er, que l’on va bientôt appeler Empereur du Bismuth, et qui commençait tous ses paragraphes par « Je… », de même que Nounours 1er nous a fait le coup avec ses « Moi président… »

« Et tu crois qu’on va l’anaphorer, la vraivolution. » Qu’il dit le neveu.

« Non, je pense plutôt qu’on va la foirer. » Qu’elle lui répond la cigale.

« Et pourquoi que t’as titré L’anaphore des abysses ? » Qu’elle demande la fourmi.

Ben parce que les abysses désignent l’ensemble des zones océanes situées en dessous de la termocline, et comme abysses vient du grec άβυσσος, et que les grecs pensaient que les océans étaient sans fond… Je vous laisse deviner la suite. Et d’ailleurs, vous pouvez ajouter un « s » à fond.

Bon, dans Libé, on apprenait il y peu que madame Royal, en principe ministre de l’écologie – et à ne pas confondre avec le monsieur Loyal du cirque – « veut relancer la chasse au loup »… Ce que les députés viennent d’accepter en autorisant l’assassinat de 36 loups sur les 300 qui peuplent la France.

Franchement, plutôt que d’emmerder ces pauvres canidés, il y a certains bipèdes poiliticards que l’on devrait chasser, et de gauche à droite. Qu’elle conclut ma chatte.

P.S. (celui-là ou l’autre) Dans le manifeste de 60 engagements du futur Nounours 1er pour se faire élire président (engagements qui, pour la plupart ne seront jamais tenus), il y a environ 180 occurances du « je », et je n’ai pas compté les « j' ». Mais on n’y parle pas des loups…

Comme quoi, tu les mets tous dans le même gâteau, et tu te fiches de quelle farine tu utilises.


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A propos jean-michel plouchard

Photographe, infohraphiste, réalisateur, et nanar blogueur à ses heures. Et notoirement adepte du Plouc'art, que je suis loin d'avoir inventé.
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Un commentaire pour L’anaphore des abysses…

  1. fatizo dit :

    En forme le Jean-Mi aujourd’hui. Je me suis bien marré , même s’il n’y a pas de quoi …au fond, au très fond.
    Bises et belle soirée à vous deux

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