Je partage.

Le ricochet du cœur.

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La toile a ceci d’étrange que les émotions et les sentiments s’y répandent comme une traînée de poudre. Oh, bien sûr, il est plus facile de faire effet et succès avec des images choc ou graveleuses, des clichés à scandales ou des vidéos indignes ; ce monde baigne dans la médiocrité et internet contribue largement à ce triste phénomène. Pourtant, parfois, le meilleur parvient à faire son trou, à trouver une modeste place dans ce flot d’immondices.

C’est ce qui arrive parfois pour des billets intimes, des textes impudiques à mon sens, non parce qu’ils dévoilent des pans d’une vie privée que je préserve jalousement en dépit de cet exercice quotidien, mais parce qu’ils vont au plus secret des émotions. C’est alors que les partages prennent tout leur sens, qu’ils expriment une fraternité de sentiments en dépit des différences idéologiques, géographiques ou d’âge.

Je suis toujours ému de constater que des gens dont je sais si peu de choses, font alors ce geste incroyable de s’approprier un écrit, de le faire leur, au point de désirer l’offrir à leurs amis. C’est une fierté et une responsabilité. Plus j’avance dans l’exercice périlleux de ce journal au jour le jour, plus je me rends compte que chaque mot, chaque sujet va faire écho, être lu et commenté. Ne pas choquer ni décevoir surtout, mais continuer à donner du bonheur ou de l’émotion !

Quelle est la valeur de ce geste ? Que se cache-t-il derrière chaque partage de ces gens qui me confient implicitement le rôle de porte-parole ? J’avoue n’en rien savoir, ne pas comprendre cette responsabilité qu’ils me délèguent parfois. Elle est, malgré cette incompréhension, une marque d’estime et d’amitié que je mesure avec respect et reconnaissance.

Ce qui me touche le plus, c’est le fait d’avoir tissé un réseau de lecteurs qui semblent toujours sensibles à ce qui vient du plus profond de l’âme. Qu’il s’agisse de contes ou bien de témoignages relevant parfois de la confession, c’est au travers des textes les plus chargés d’affect qu’ils signalent leur approbation et plus encore.

A travers ce réseau sensible je me dis alors qu’il ne faut pas désespérer de nos semblables, qu’il demeure encore une petite place pour ce qui n’est ni spectaculaire ni vulgaire mais se contente d’être simplement et modestement sincère. Cela me fait un bien fou, m’ apportant l’énergie nécessaire pour poursuivre cette démarche insensée et si dérisoire.

Merci donc à tous ceux qui un jour, au hasard d’un billet qui chez eux a allumé une petite bougie, ont montré leur reconnaissance par ce partage que personne ne leur demandait vraiment de faire. Geste gratuit et pourtant si fort, porteur d’intérêt et de gratitude, qui me touche et me comble, auquel je veux ici, pour une fois, faire honneur.

Partagez encore mes amis, vous êtes mes vigies magnifiques, celles qui montrent le chemin et lui donnent des allures de récompense ! Bien immodeste me semble cet aveu, gênant sans doute si vous croyez que je cherche à vous forcer la main pour les textes encore à venir. C’est que cette société n’aime pas trop les remerciements et les confessions. Qu’importe, puisque, précisément, je n’aime pas non plus ce qu’elle a fait de nous !

J’ose croire qu’il y a encore place pour la sincérité et la beauté, les sentiments vrais et les belles phrases. J’espère encore trouver des êtres sensibles pour partager un rêve, un sourire, un chagrin ou une indignation. Chaque fois que ce miracle a lieu, il me comble d’aise. Merci donc à vous, qui dans le silence de votre écran, partagez ce que je vous offre ainsi !

Et même vous autres , qui me renvoyez parfois des messages de haine et de violence, je vous suis reconnaissant de renforcer encore davantage en moi cette conviction que ma naïveté et ma candeur me semblent préférables à votre morgue et votre méchanceté. Vous placez si bas en effet les valeurs de fraternité et d’humanité que je peux continuer, grâce à vous, à les exprimer, ces valeurs qui vous déplaisent tant ! Merci à vous, face obscure de mes amis du partage. Vous êtes le négatif de mes rayons de soleil mais pareillement une source formidable de motivation !

Franchement vôtre

https://www.facebook.com/CNabum?ref=tn_tnmn

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A propos cestnabum

Bonimenteur de Loire
Cet article a été publié dans Agissons l'internet, Et si la vie..., Plumes de vies..., Questions de société ?. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Je partage.

  1. fatizo dit :

    Vous écrivez: « J’espère encore trouver des êtres sensibles pour partager un rêve, un sourire, un chagrin ou une indignation ».
    Nous vivons dans un monde ou il ne faut pas montrer ses faiblesses, ses failles, il faut absolument être un winner, pire, un tueur.
    Quel dommage. Heureusement, il y a encore de doux moments de sincérité, d’émotion, d’affection .
    Tant mieux si internet permet ça aussi .
    Oui l’être humain peut encore être …..humain .
    Bonne soirée CNabum

    • cestnabum dit :

      Fatizo

      Nous sommes les derniers Mohican

      Nous partageons nos émotions quand d’autres se contentent de vidéo où plus iren n’est caché
      Nous écrivons, ce geste d’un autre monde, d’un autre temps qui va bientôt disparaître

      Oui, le partage est désormais question de survie pour l’humanité

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